L’abeille

Les abeilles sont des insectes de la famille des hyménoptères. Elles appartiennent à la grande famille des Apoïdes, dont les membres ont pour caractéristiques communes de posséder une longue langue pour recueillir le nectar et disposent, sur les pattes arrière, d’un astucieux système pour entreposer le pollen.

Anatomie :
anatomie

Nota : Il existe plusieurs espèces d’abeilles (solitaire, parasitaire et sociale). Nous allons nous intéressé à l’abeille mellifère sociale.

Sa vie, son habitat, son rôle :

L’abeille à l’état « sauvage » s’installe dans des troncs d’arbres creux, grottes ou sous des abris. Mais l’abeille fut un des premiers animaux à être domestiqué par l’homme qui à vue en elle une ressource en nourriture avec un grand potentiel. L’homme lui a donc confectionné un habitat pour l’élever : La ruche.

Les abeilles sociales forment des colonies, groupes d’abeilles vivant en société.

 

La colonie est composée de trois individus :

reine

• La reine, l’unique femelle fertile et fécondée du groupe, mère de toute la colonie. Son espérance de vie est d’environ trois à quatre ans. Reconnaissable à sa taille et son long abdomen.

 

 

abeille

 

• Une majorité d’ouvrières, femelles stériles qui assurent l’entretien et le ravitaillement du nid, ainsi que les soins au couvain (sorte de maternité où se développent les futures abeilles). Elles assurent successivement toutes ces tâches au cours d’une vie durant de quelques semaines à quelques mois.

 

 

fauxbourdons

 

• Des mâles (ou faux-bourdons) dont le seul rôle connu est la fécondation des futures reines. Ils meurent après l’accouplement. Le mâle (ou faux-bourdon) vient au monde par un mode de reproduction appelé parthénogenèse gamophasique. Il naît donc d’un ovule de reine non fécondé. Reconnaissable à sa taille massive et trapue.

 

 

Une colonie peut perdurer pendant plusieurs années si elle survit à la saison froide.

Un essaim d’abeilles est un rassemblement en nombre important d’abeilles de la même famille. Quand une vieille reine quitte le nid avec une fraction de sa population (qui peut être importante) pour former une nouvelle colonie, laissant la place à une jeune reine, on parle d’essaimage. Les abeilles évitent ainsi d’engendrer un super-organisme étouffant et assurent la pérennité de l’espèce.

L’essaimage des abeilles est un véritable processus anarchiste d’intelligence collective puisqu’il s’agit de parvenir à un consensus pour définir la future localisation de la colonie. Les éclaireuses relatent une position qui leur semble propice à l’installation de la colonie par une danse dont la vivacité reflète la qualité du lieu désigné, et suffisamment explicite pour en indiquer la position. Toutes les exploratrices ont le même pouvoir d’information et présentent de manière transparente et souvent simultanément leurs découvertes. Selon l’intensité de la communication, l’abeille découvreuse d’un site va recruter un nombre plus ou moins grand de nouvelles éclaireuses qui iront chacune le visiter et entreprendre une évaluation indépendante. Elles pourront à leur tour donner leur opinion, et cette mutualisation perpétuelle des connaissances aboutit au consensus pour une destination.

Un pollinisateur:

La pollinisation désigne la fécondation indispensable à la reproduction sexuée des plantes à fleurs. Elle correspond au transport des grains de pollen produits par les organes mâles de la plante (anthères) vers les organes femelles (stigmates). Le vent, certains oiseaux, certains petits rongeurs mais surtout des insectes assurent ce service. Le petit peuple des pollinisateurs est avant tout constitué des insectes et, pour l’essentiel, des abeilles sauvages ou domestiques.

L’abeille peut visiter 250 fleurs en… une heure !

Une abeille peut stocker sur une seule de ses pattes postérieures 500 000 grains de pollen et visiter en une seule heure 250 fleurs : c’est dire à quel point elle joue un rôle majeur dans la pollinisation ! Ainsi, sur les 100 espèces de plantes alimentaires les plus cultivées dans le monde, 71 seraient pollinisées uniquement par les abeilles, dont les abeilles sauvages qui, à la différence de leurs soeurs domestiques, sont des insectes solitaires.

Dans la famille des pollinisateurs, les insectes sont les champions ! Les papillons, les syrphes et autres mouches, les bourdons, les moustiques… qui se nourrissent de nectar participent activement ainsi à la pollinisation. Certains coléoptères aussi. Mais ce sont surtout les abeilles qui assurent le meilleur transport des grains de pollen de fleur en fleur.
35% de nos ressources alimentaires dépendent des insectes et à 80% des abeilles.

Sans abeilles, notre régime alimentaire deviendrait très monotone. Dans la pire des hypothèses, en dehors des céréales et du riz, il ne resterait plus grand chose pour ravir nos papilles. Sans oublier bien sûr que nous n’aurions plus de miel !

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